L’annonce du gouvernement espagnol portant sur la régularisation de plus de 500.000 sans-papiers suscite toujours des files d’attente interminables devant le consulat d’Algérie à Barcelone.
Un mois après l’annonce, de nombreux algériens en situation irrégulière en Espagne se pressent toujours devant le consulat d’Algérie à Barcelone, constate le journal espagnol Libertad Digital.
Les ressortissants algériens se déplacent au consulat pour obtenir les documents nécessaires à la constitution de leurs dossiers afin de profiter de la procédure de régularisation exceptionnelle annoncée par l’Espagne.
Il s’agit notamment de la fameuse procuration indispensable pour faire établir un certificat de casier judiciaire en Algérie. Ce document fait partie des indispensables pour constituer un dossier de régularisation en Espagne. Sans lui, la demande ne sera pas acceptée par les autorités espagnoles.
Algériens de Barcelone : petite diaspora mais longue file d’attente
Le média espagnol souligne que le nombre de ressortissants algériens enregistrés dans les registres municipaux à Barcelone ne dépasse pas les 13.691 personnes (moins de 1 % de la population étrangère à Barcelone), ce qui place la communauté algérienne loin derrière la diaspora marocaine ou encore pakistanaise (plus de 250.000 personnes).
Pourtant, ce samedi 28 février, au consulat d’Algérie à Barcelone, l’affluence des sans-papiers était comparable à celle enregistrée précédemment devant le consulat pakistanais, indique la même source qui explique que l’annonce de régularisation massive a visiblement débouché sur un « appel d’air ».
Des Algériens de France dans la file d’attente
L’article souligne en effet que plusieurs voitures immatriculées en France ont été aperçues devant le consulat d’Algérie à Barcelone, desquelles sont descendus des ressortissants algériens qui ont fait grossir les files d’attente.
Ces Algériens venus de France afin de décrocher un titre de séjour en Espagne devront toutefois prouver un séjour d’au moins cinq mois, au 31 décembre 2025, sur le territoire espagnol.
De plus, s’ils arrivent à décrocher un titre de séjour, ils vont devoir prouver leur maîtrise du catalan pour pouvoir le renouveler l’année prochaine.
