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Au problème récurent des retards enregistrés par les vols de la compagnie aérienne nationale, Air Algérie, s’ajoute un autre problème de taille, celui de la communication sur la gestion des imprévus.

« Le problème vient-il du système ou du facteur humain ? », s’est demandé le président de l’association algérienne de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (APOCE), Mustapha Zebdi, à l’issue d’une mésaventure qu’il a connue sur un vol.

« On m’a confirmé qu’aucune modification n’avait été apportée à l’horaire du vol »

En route vers un aéroport local, pour prendre un vol, Zebdi explique avoir été informé, « de sources non confirmées » que l’horaire de départ de son vol a été retardé de deux heures.

Reconnaissant que ce retard puisse arriver pour diverses raisons et imprévus, le président de l’APOCE a préféré s’assurer lui-même de l’actualité de son vol, en appelant les services concernés auprès de la compagnie nationale.

« Après m’avoir accueilli, on m’a demandé quelques informations afin de vérifier dans le système et de me répondre que l’horaire était inchangé et qu’aucune modification n’avait été apportée », a-t-il indiqué dans un poste publié sur sa page Facebook.

Et pour lever tout le doute autour de l’horaire de son vol, le voyageur affirme avoir rappelé la compagnie aérienne une demi-heure plus tard, « pensant que les informations avaient peut-être été mises à jour et que je n’avais rien à perdre de réessayer ».

Le départ du vol a été bel et bien retardé de deux heures

Mais la réponse d’Air Algérie était toujours la même. Le vol était maintenu dans son horaire initial, sans aucun changement. Mais à son arrivée à l’aéroport, il a été surpris de voir son vol retardé de deux heures sur le panneau d’affichage.

« J’ai été surpris de voir que ce qu’avait rapporté la source non confirmée et sans rapport avec l’aviation était vrai et que l’information du système de gestion et d’information était erronée », a déploré Mustapha Zebdi.

« Expliquez-moi où est le problème. Ce genre de chose est-il si difficile à programmer et à mettre à jour ? Comment pouvons-nous faire confiance à la numérisation dans de tels cas ? », a encore écrit l’intervenant.

Zebdi affirme en fin que son témoignage intervient pour attirer l’attention et inciter les services concernés à améliorer « leurs systèmes » de gestion et d’information.

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