Depuis le 21 janvier dernier, les demandeurs algériens d’un visa pour les États-Unis d’Amérique doivent payer une caution allant de 5.000 à 15.000 dollars américains, selon le type de visa et le profil du demandeur.
Un demandeur algérien, invité à participer à l’US Open, un événement sportif qui se déroule aux USA, n’a pas échappé à cette nouvelle mesure. Son expérience est rapportée par le journaliste Moncef Ait Kaci ce mardi 10 février.
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Le demandeur s’est présenté à l’ambassade américaine « pour renouveler son visa ». Il s’est retrouvé dans un entretien avec un agent consulaire qui lui a dévoilé que le visa allait lui être accordé, mais pour une durée de trois mois seulement, soit juste le temps de participer à la compétition sportive.
Visa USA : il est invité à participer à l’US Open, mais on lui exige une caution
Mais ce qui a le plus étonné ce demandeur de visa, c’est le montant de la caution qu’il va devoir payer s’il veut embarquer vers les USA. En effet, à l’issue de l’entretien, l’agent consulaire lui a indiqué qu’il devra payer 10.000 dollars américains, soit plus de 2 millions de dinars algériens. Une fortune.
L’agent consulaire a expliqué au demandeur algérien que s’il ne procédait pas au paiement, le visa ne lui serait pas délivré, sans que cela ne soit considéré comme un refus de visa pour autant et sans que cela n’affecte négativement ses futures demandes.
« Autrement dit, sans versement de la caution, le visa n’est pas accordé, mais le dossier reste recevable ultérieurement dès lors que la somme exigée est réunie », explique le journaliste.
Il est à noter que le montant de la caution sera restitué au demandeur si toutefois ce dernier quitte le territoire américain dans les délais qui lui ont été fixés. Il s’agit donc d’une mesure dissuasive, comme l’avait expliqué dernièrement l’ambassade américaine en Algérie.
Cette mesure n’a cependant pas manqué de susciter l’indignation et plusieurs interrogations au sein des demandeurs, et ce, en raison des montants jugés exorbitants, mais aussi à cause des critères appliqués, qui restent pour le moins flous, pénalisant des profils avec un historique de visa qui n’a rien à voir avec l’immigration clandestine.
