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Contrairement à la primo-délivrance des titres de séjour qui a augmenté de plus de 11 % en 2025 par rapport à 2024, les régularisations, soit les admissions exceptionnelles au séjour, ont quant à elles baissé de 10 %, selon les derniers chiffres publiés cette semaine.

Les préfectures françaises ont, en effet, accordé 384.230 premiers titres de séjour en 2025 contre 345.587 en 2024. Il s’agit d’une augmentation notable, contrairement aux admissions exceptionnelles au séjour qui ont sensiblement baissé.

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En effet, seuls 28.610 sans-papiers ont été régularisés tout au long de l’année 2025, contre 31.250 régularisations en 2024, soit une baisse de 10,1 %, indiquent les derniers chiffres dévoilés par la Direction générale des étrangers en France (DGEF).

« L’impact de la Circulaire Retailleau »

Guillaume Mordant, responsable du département statistique de la DGEF, souligne « l’impact » de la circulaire Retailleau sur le nombre des régularisations en 2025.

Le responsable explique que la circulaire Retailleau, adressée aux préfets de France en janvier 2025, vise « à rappeler le caractère exceptionnel » de la procédure de régularisation des sans-papiers et à en « durcir les conditions ».

La circulaire Retailleau a notamment porté la durée de séjour requise pour être éligible à une admission exceptionnelle au séjour à sept ans au lieu de cinq.

Elle exige aussi 12 mois d’activité professionnelle sur les 24 derniers mois, et ce, dans un métier en tension, pour les demandeurs d’un titre de séjour salarié.

Circulaire Retailleau : baisse des régularisations et hausse des éloignements

Ce texte, signé par l’ancien ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, enjoint aussi aux préfets d’accompagner leurs refus de régularisation par des OQTF, de quoi dissuader les sans-papiers de déposer leurs dossiers de demande de régularisation.

Selon Amnesty International, la Circulaire Retailleau « ne respecte pas le droit international », et ce, car elle pourrait notamment mener à séparer des familles, vu qu’elle expose les parents d’enfants scolarisés, les conjoints d’étrangers en situation régulière, ainsi que les mineurs devenus majeurs au risque d’une expulsion.

D’ailleurs, parallèlement aux régularisations qui ont baissé, les interpellations d’étrangers ont explosé (+30 %), notamment pour les Algériens (+52 %), les Tunisiens (+33 %) et les Marocains (+19 %), rapporte RTL.

L’année 2025 a également enregistré l’éloignement de 24.985 étrangers, dont 15.569 de manière forcée, fait savoir la même source.

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