Au Maroc, la revente des rendez-vous de visas au marché noir persiste au grand désespoir des demandeurs. Les membres d’un réseau spécialisé dans le trafic des créneaux pour le dépôt des demandes de visa ont été arrêtés dimanche 1er février à Casablanca.
Les difficultés liées à l’obtention de manière légale des rendez-vous pour le dépôt des visas Schengen au Maroc ont donné lieu à un lucratif marché parallèle, avec des prix parfois exorbitants.
Les acteurs de ce marché noir réservent des créneaux dès leur mise en ligne, en incitant les demandeurs de visa à leur transmettre leurs informations personnelles. Ils revendent ensuite ces rendez-vous, censés pourtant être gratuits, à des frais excessifs.
Trois personnes arrêtées au Maroc pour trafic de rendez-vous de visa
La revente frauduleuse de rendez-vous pour les demandes de visa est devenue un véritable casse-tête pour les gouvernements des États membres de l’espace Schengen et leurs prestataires de services.
Au Maroc, trois personnes ont été arrêtées dimanche dernier à Casablanca, pour soupçons de trafic des systèmes de traitement de données numériques utilisés pour les réservations de rendez-vous de visa, a rapporté, mardi 3 février, le site d’information Yabiladi.
Selon un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), les membres de ce réseau auraient revendu illégalement des créneaux de rendez-vous de demande de visa.
Les trois individus sont soupçonnés d’avoir utilisé de fausses identités pour accéder illégalement et sans aucune autorisation aux systèmes en ligne des prestataires de visas, consacrés à la prise de rendez-vous.
Des créneaux obtenus illégalement revendus contre 2.000 à 5.000 dirhams
Leur procédé repose sur la création de profils fictifs et l’usurpation d’identités, leur permettant d’accéder illégalement aux plateformes informatiques dédiées à la prise de rendez-vous consulaires.
Les premiers éléments de l’enquête indiquent que les suspects ont vendu ces rendez-vous illégalement pour des montants allant de 2.000 à 5.000 dirhams, soit entre environ 185 euros et 460 euros.
Après l’arrestation des mis en cause, les agents de la police marocaine ont procédé à la saisie de leurs téléphones portables et autres dispositifs de stockage numérique pour chercher des preuves supplémentaires liées à cette activité frauduleuse.
Les trois suspects, âgés de 35 à 43 ans, ont été placés en garde à vue, en attendant les conclusions définitives de l’enquête et leur comparution devant les autorités juridiques compétentes.
