L’importation des véhicules de moins de 5 ans en Algérie par les membres de la diaspora est autorisée depuis le 1er janvier dernier, avec l’entrée en vigueur de la loi de finances 2026.
L’importation de ce type de véhicules se fait dans le cadre du Certificat de changement de résidence (CCR) et concerne les Algériens de l’étranger qui peuvent justifier d’au moins trois ans de séjour régulier ininterrompu à l’étranger et qui sont inscrits dans un consulat d’Algérie de leurs pays de résidence.
Si, à première vue, tous les Algériens de la diaspora qui sont régulièrement installés dans leurs pays de résidence depuis plus de trois ans semblent pouvoir faire entrer en Algérie une voiture de moins de 5 ans d’âge, quand on y voit de plus près, on remarque qu’une restriction est faite pour les couples mariés.
« C’est vraiment injuste »
En effet, un couple marié ne peut importer qu’une seule voiture de moins de 5 ans car il ne peut visiblement effectuer qu’une seule procédure de changement de résidence pour deux personnes. Une situation qui suscite l’incompréhension.
Sur le site web du consulat d’Algérie à Paris, on peut lire que parmi les conditions exigées pour amorcer la procédure, il y a le fait de « n’avoir jamais bénéficié de CCR auprès d’un poste diplomatique ou consulaire, ni en son nom, ni en celui du conjoint ». Ainsi, si l’un des époux a déjà bénéficié d’un CCR, l’autre n’aura pas le droit d’en profiter.
C’est une « injustice », souligne une internaute dans un commentaire sur la page Facebook du député de la diaspora Abdelouahab Yagoubi, soulignant qu’il est vraiment « dommage » que les deux époux ne puissent pas profiter chacun de son droit au CCR.
Elle explique que si l’un des deux époux fait entrer une voiture en son nom, « l’autre perd son droit ». « C’est vraiment injuste », a-t-elle dénoncé, réclamant ainsi que ce règlement soit revu afin que les couples puissent profiter de cette mesure au même titre que tous les autres Algériens de l’étranger.
En réponse, le député des Algériens de France explique qu’il « avait proposé un amendement dans ce sens qui a été rejeté abusivement sans débat ni vote ! ».
