Les agents de la douane algérienne, relevant de l’aéroport international d’Alger, ont révélé des objets pour le moins insolites et extrêmement sensibles, saisis sur des voyageurs au départ et à l’arrivée du territoire national.
En plus des devises dépassant les seuils autorisés et des substances illégales, la douane algérienne guette aussi d’autres types de marchandises et équipements sensibles, interdits dans les bagages ou soumis à autorisations.
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« La plupart de ces équipements constituent une menace pour la sécurité nationale »
Dans un reportage diffusé cette semaine par la chaîne Ennahar TV, des agents douaniers ont révélé divers types d’objets insolites que des passagers ont tenté de faire passer via l’aéroport international d’Alger.
Des armes à feu, des jumelles, des caméras de surveillance, des drones ultra-modernes, des menottes, des épées et de nombreux autres objets archéologiques …
« Comme vous pouvez le voir, la plupart de ces équipements constituent une menace pour la sécurité nationale et sont souvent utilisés à des fins criminelles », a déclaré un agent, devant une table remplie d’objets interdits.
Selon la réglementation douanière, ces équipements sensibles sont soumis à autorisations particulières en vue de leur importation, exportation, circulation, exploitation et détention par les personnes physiques ou morales, à l’exclusion des services de sécurité.
Bien que la réglementation soit claire à ce propos, certains voyageurs en provenance de l’étranger ont même tenté de faire introduire sur le territoire national des armes blanches, constituées principalement d’épées et de longs couteaux.
« Des équipements soumis à des autorisations préalables »
« Les caméras de surveillance, qui font aussi partie des équipements sensibles de télécommunication, sont soumises à des autorisations préalables pour être transportées dans les bagages des passagers », explique encore l’agent de la douane algérienne.
Parmi les objets saisis, il montre un appareil détecteur de métaux, qui peut aussi porter atteinte à l’économie nationale, d’où son interdiction formelle dans les bagages des voyageurs. Le douanier s’est également arrêté sur un drone professionnel, expliquant qu’il peut être utilisé dans l’espionnage.
À la sortie du territoire national, des voyageurs ont également tenté de faire passer des objets archéologiques, dont des cornes d’ivoire et d’éléphant. « La saisie de ces objets s’inscrit dans le cadre des procédures douanières de lutte contre le trafic archéologique », précise l’intervenant.
Les saisies de la douane ne se résument pas qu’aux équipements sensibles, mais s’étendent aussi vers des appareils électroniques, des produits alimentaires et de cosmétiques, destinés à la revente au marché noir. Cela, sans oublier les substances illégales et les drogues.
