De retour d’Arabie saoudite après un voyage de Omra, à bord d’un vol assuré par la compagnie low cost turque AJet, des voyageurs algériens sont bloqués à Istanbul depuis mercredi 4 mars.
La compagnie AJet, filiale low cost de Turkish Airlines, basée à Ankara, a lancé ses activités de transport aérien en Algérie en janvier de l’année dernière, assurant des vols entre Alger et l’aéroport Sabiha Gökçen d’Istanbul.
AJet assure également des vols par correspondance au départ d’Alger vers d’autres destinations, via Ankara, dont les Lieux saints de l’islam en Arabie saoudite.
Des passagers algériens de la compagnie AJet bloqués à Istanbul
Ce mercredi 4 mars, les passagers d’un vol retour de la Omra, prévu au départ de Jeddah vers l’aéroport d’Alger, ont été « abandonnés et laissés-pour-compte » à Istanbul, après l’annulation de leur vol de correspondance.
« On peut comprendre la situation. Mais ce que nous ne pouvons pas admettre, c’est pourquoi il n’y a pas d’avion pour nous, sachant que ce n’était pas du tout notre faute », s’indigne une passagère dans un reportage diffusé par le média en ligne Akhbar El Watan.
La première partie du voyage au départ de Jeddah vers la Turquie a été assurée normalement. Mais au lieu de se poser à l’aéroport Sabiha Gökçen d’Istanbul comme prévu, l’avion a atterri à Ankara, pour des raisons inconnues pour le moment.
Ajet a ensuite transporté ces passagers vers l’aéroport de correspondance. Mais à leur arrivée, l’avion qui devait les acheminer vers Alger n’était pas sur les lieux. Ils ont en effet été informés qu’ils partiraient vers l’aéroport d’Alger dans deux jours.
« On ne nous a proposé aucune solution d’hébergement pour ces deux jours »
« Notre vol Djeddah – Alger devait faire escale à Istanbul. Mais l’avion a été dérouté vers l’aéroport d’Ankara, avec un retard d’une heure ou une heure et demie. Par la suite, on nous a acheminés vers Istanbul », explique un autre passager du vol.
« À notre arrivée, l’avion prévu pour Alger était déjà parti. On nous a informés que le prochain vol est prévu dans deux jours », poursuit-il. Pendant ces deux jours d’attente, la compagnie low cost n’a prévu aucune solution d’hébergement pour ces voyageurs.
« On ne nous a proposé aucune solution d’hébergement pour ces deux jours, et ce n’était pourtant pas de notre faute. Certains passagers sont très âgés et souffrants de maladies chroniques, ce qui rend l’attente insoutenable », dénonce-t-il encore.
Rappelant que la réglementation et les droits des voyageurs dans ces cas sont clairs, le président de l’association algérienne APOCE, Mustapha Zebdi, a appelé les passagers concernés à prendre attache avec l’organisation pour faire valoir leurs droits.
