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Face à la multiplication des fraudes liées à l’immigration, le Canada tire la sonnette d’alarme. Ottawa a publié un avis officiel à destination des étudiants internationaux : ces derniers sont appelés à redoubler de vigilance lors des démarches pour décrocher un permis d’études.

Les autorités canadiennes pointent les escroqueries aux visas, qui sont de plus en plus sophistiquées, et qui peuvent avoir de lourdes conséquences sur les candidats.

Des arnaques bien rodées ciblent les candidats aux études au Canada

Le Canada, une des destinations d’études préférées des Algériens, met en garde les étudiants contre les fraudes aux visas d’études.

Selon Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC), toute information fausse ou trompeuse dans une demande de visa peut conduire à un refus de visa et à une interdiction d’entrée sur le territoire allant jusqu’à 5 ans, rappelle le média The Economic Times.

Cela représente un risque majeur pour des milliers d’étudiants attirés chaque année par les universités canadiennes.

L’IRCC rappelle que le coût du permis d’études, indispensable pour suivre une formation au Canada, s’élève à 150 dollars canadiens, soit plus de 14.000 dinars, selon le taux de change officiel.

Le ministère insiste également sur un point clé : les étudiants sont pleinement responsables des informations soumises en leur nom, qu’ils aient fait appel à un intermédiaire ou non. Ils peuvent cependant être victimes d’arnaques pas toujours évidentes à identifier.

Les autorités canadiennes alertent sur plusieurs signaux, tels que la pression pour déposer une demande sans lettre d’acceptation d’un établissement désigné, ou encore les promesses d’admission, de permis de travail ou de bourse en échange de paiement.

Les affirmations trompeuses selon lesquelles tous les programmes mènent à un permis de travail post-diplôme doivent également alerter les candidats.

Attention aux faux représentants

D’autres escroqueries incluent la garantie d’un emploi ou de la résidence permanente, des frais de scolarité revus à la baisse, ou même des demandes de documents ou de paiement via les réseaux sociaux.

Les étudiants qui se font avoir par ces pièges voient leur dossier annulé, et la sanction peut aller jusqu’à une interdiction prolongée de territoire.

Pour éviter ces arnaques, l’IRCC recommande aux étudiants de traiter directement avec les établissements d’enseignement, notamment en ce qui concerne les admissions et le paiement de frais. Et en cas de recours à un représentant, il doit être déclaré dans la demande.

Les autorités rappellent aussi que seuls les représentants autorisés sont légalement habilités à facturer des services d’immigration. Les agents non autorisés, ou « fixeurs », n’ont aucun accès aux services d’immigration et ne peuvent accélérer les procédures.

Enfin, les étudiants sont priés de ne jamais signer de document vierge, de conserver les preuves de paiement et de s’impliquer personnellement dans toutes les étapes du processus.

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