Avec la complicité d’agents chargés du contrôle des passagers relevant de l’aéroport d’Annaba, un passager en provenance de l’aéroport de Marseille est parvenu à transférer une énorme quantité d’argent pur.
L’affaire impliquant au total sept suspects, dont trois cadres douaniers, deux policiers, un passeur et un commanditaire, a été traitée en fin de semaine dernière par le pôle judiciaire de Constantine.
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La valise contenant 80 kg d’argent pur n’a pas été contrôlée à l’aéroport
Les faits remontent au 22 mai 2025, lorsqu’un passager en provenance de Marseille a quitté l’aéroport Rabah Bitat d’Annaba, dès son arrivée, avec une valise contenant une quantité de 80 kg d’argent pur.
Selon des informations rapportées ce lundi 12 janvier par le journal local L’Est Républicain, la valise n’a pas été soumise à la fouille réglementaire et a été sortie clandestinement de l’aéroport, avec la complicité d’agents chargés du contrôle des bagages.
Alertés sur l’existence d’un trafic à l’aéroport, les éléments de la brigade de recherches de la Gendarmerie nationale relevant du groupement territorial d’Annaba ont mis en place un important dispositif de surveillance.
Le véhicule transportant les bagages sortis clandestinement de l’aéroport, conduit par un policier en civil en compagnie du commanditaire de ce trafic, a été aussitôt arrêté et minutieusement fouillé par les gendarmes.
Cela leur a permis de découvrir une importante quantité d’argent pur, estimée à 80 kilos, selon les premiers éléments de l’enquête, cités par le même journal.
Les mis en cause risquent une peine de 12 ans de prison ferme
L’enquête approfondie autour de cette affaire, menée par les services de la police judiciaire, a également permis de découvrir des liens entre le principal suspect et trois autres personnes, soupçonnées d’appartenir à un réseau de trafic de métaux précieux.
L’ensemble des suspects ont été identifiés suite à l’examen des téléphones portables saisis et à l’analyse des images des caméras de surveillance de l’aéroport international d’Annaba, confirmant aussi l’introduction illégale de la quantité d’argent.
À l’issue de l’enquête, les sept mis en cause ont été présentées dans un premier temps devant le juge instructeur près le tribunal d’El Hadjar, puis placées en détention préventive à la maison d’arrêt de Laalalik.
Ils ont été ensuite transférés vers le pôle judiciaire de Constantine pour la suite de la procédure. Lors de l’audience tenue en fin de la semaine dernière, le parquet a requis une peine de 12 ans de prison ferme à leur encontre. Le verdict sera rendu le 23 janvier 2026.
