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La capitale algérienne, dans les yeux d’un historien irlandais, est une ville loin des clichés, entre mémoire révolutionnaire et charme méditerranéen.

Destination brute, intense et à l’écart du tourisme de masse, Alger a longtemps été absente des radars touristiques. Elle gagne désormais de plus en plus de visibilité.

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Sur le site d’information Slugger O’Toole, Hiram Morgan, professeur à l’University College Cork, propose une traversée à travers une ville oubliée, une destination « de mosquées et de martyrs anticoloniaux ».

Alger, la « métropole blanche en cascade »

Le récit de l’historien tient autant du carnet de voyage que de la leçon de civilisation. Il s’agit, selon lui, d’une ville qui est restée farouchement elle-même à travers les siècles.

Alger, c’est la porte d’entrée vers les plaines du nord de l’Algérie, le Sahara et « bien au-delà ». Pour en saisir la géographie particulière, Morgan recommande de prendre de la hauteur, de l’admirer depuis le Mémorial du Martyr.

Depuis le monument dédié à la Révolution algérienne, la ville se révèle en « métropole blanche en cascade », une cité suspendue entre mer et collines, souligne-t-il dans les colonnes de Slugger O’Toole.

De là, le regard embrasse toute l’histoire d’Alger. À l’ouest, la basilique Notre-Dame d’Afrique, datant du 19ème siècle, intrigue avec son inscription qui demande à la Vierge Marie de « prier pour les musulmans ».

 

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Du côté est, la Grande Mosquée d’Alger, inaugurée en 2024, impressionne par sa démesure : c’est la plus grande mosquée d’Afrique, en plus d’être dotée du plus haut minaret du monde.

Entre les deux, le port de la ville raconte des siècles de passages divers. Des Berbères, des Romains, des Arabes, des Ottomans, des Français et des Algériens y ont laissé leurs traces.

Une destination épargnée au charme brut

L’historien irlandais en est convaincu, Alger n’est pas seulement belle, c’est un décor vivant qui porte des récits et des mémoires. L’idéal pour une immersion touristique.

En contrebas de la ville, l’emblématique Casbah cache d’autres secrets. C’est là qu’a été tourné le film « La Bataille d’Alger » en 1966, avec les locaux eux-mêmes rejouant leur lutte pour la liberté.

 

Il est aujourd’hui possible de retrouver les traces de l’histoire d’indépendance « sans révisionnisme » au musée du Mémorial du Martyr.

Alger, c’est aussi des contrastes inattendus. Le Jardin d’Essai du Hamma, accessible via le téléphérique, a accueilli la production hollywoodienne « Tarzan, l’homme singe », en 1932.

Aujourd’hui, la capitale algérienne reste à l’écart du surtourisme, à l’image de tout le pays. Morgan l’affirme : il s’agit d’une ville sûre, vibrante et multiculturelle.

Pour les voyageurs curieux, Alger offre encore ce que peu de capitales proposent en 2026, à savoir une expérience authentique et profondément mémorable.

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