À l’approche des périodes de vacance, les consulats d’Algérie à l’étranger sont pris d’assaut et les demandes de renouvellement de passeports explosent. Si certaines demandes sont traitées, d’autres tardent à aboutir.
C’est donc pour alléger la pression sur les consulats d’Algérie à l’étranger qu’une mesure a été mis en place en mai 2024, autorisant les Algériens binationaux à rentrer en Algérie sans visa, avec un passeport algérien ou une CNI biométriques, même expirés, à condition de présenter un passeport étranger valide.
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Cette mesure, bien que reconduite jusqu’à la fin de l’année en cours, reste cependant « limitée dans le temps », estime le député de l’immigration Abdelouahab Yagoubi qui a adressé une correspondance au chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune, à ce sujet.
Voyager en Algérie sans passeport : une pérennisation « indispensable » de la mesure
Le parlementaire qualifie la mesure « d’avancée majeure » mais souligne que la situation au niveau des consulats fait qu’il est toujours difficile pour beaucoup d’Algériens établis à l’étranger de renouveler leurs passeports à temps.
Cette situation, poursuit le député, fait qu’il est actuellement « indispensable de pérenniser la mesure autorisant l’entrée en Algérie avec une CNI ou un passeport algérien biométrique, même expirés, sans exiger de visa apposé sur un passeport étranger ».
Le député a souligné que « la CNI offre un niveau de sécurité équivalent, voire supérieur, à celui du passeport » et qu’elle est « déjà couplée au passeport biométrique pour son obtention ».
Il s’agit là de la première requête que le parlementaire a formulée dans sa lettre au président de la république. Cette demande vise avant tout, selon lui, à « garantir à chaque algérien le droit de regagner son pays » mais aussi à « alléger durablement la charge des services consulaires ».
Une prolongation s’impose
Le parlementaire a également demandé à ce que cette mesure soit prolongée jusqu’à la fin de l’année prochaine. « Je sollicite respectueusement la prolongation officielle de cette mesure au moins jusqu’au 31 décembre 2026 », lit-on sur le texte de cette lettre.
Cette requête est motivée selon le député par « l’affluence exceptionnelle dans les consulats », mais aussi par les « délais de délivrance qui dépassent largement les capacités de traitement ».
Le prolongement de cette mesure permettra ainsi « de permettre aux consulats de résorber l’arriéré » et de « mettre fin aux situations d’angoisse et d’exclusion ressenties par nos compatriotes ».
Le parlementaire insiste enfin sur la nécessité de pérenniser la mesure, ce qui va constituer, selon lui, « un geste très fort pour notre pays ».
