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Les Émirats arabes unis continuent de durcir les lois régissant l’entrée et la résidence des étrangers dans le pays.

L’une des infractions, parmi les plus graves, est passible d’une amende pouvant atteindre jusqu’à 5 millions de dirhams, soit plus de 1,16 million d’euros.

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Héberger ou fournir un emploi à un étranger en situation irrégulière est une infraction comportant des risques importants.

Héberger un sans-papiers aux Émirats arabes unis est passible de sévères sanctions

Cela concerne les personnes entrées clandestinement dans le pays, les personnes restées illégalement après l’expiration de leur visa, ou encore des personnes ayant fui leurs garants et vivant illégalement, sans documents valides.

La loi n° 29 de 2021 sur l’entrée et le séjour des étrangers prévoit des sanctions sévères pour cette infraction, prévoyant des amendes de 100.000 dirhams émiratis, rapporte le média Gulf News ce mardi 9 décembre.

L’amende peut atteindre jusqu’à 5 millions de dirhams dans les cas impliquant plusieurs étrangers en situation irrégulière ou des réseaux organisés, en plus d’une peine d’emprisonnement minimale de deux mois.

La responsabilité juridique s’étend à tout individu qui fournit à des personnes résidant illégalement dans le pays une forme quelconque de soutien, qu’il s’agisse d’un logement, d’un emploi ou d’une aide lui permettant de rester illégalement dans le pays.

Ces sanctions sévères illustrent la position ferme des Émirats arabes unis à l’égard des étrangers en situation irrégulière. Les autorités estiment, en effet, que la présence d’individus non identifiés ou non enregistrés peut entraîner des menaces difficiles à détecter pour la sécurité en plus du risque d’implication dans des activités illégales.

Le non-respect des motifs de visas est sévèrement puni par la loi

Au-delà de ces risques, la réglementation des Émirats arabes unis relative au séjour des étrangers souligne aussi l’importance du respect des motifs pour lesquels les visas sont délivrés.

L’utilisation d’un visa à des fins autres que celles prévues, comme travailler avec un visa de visite ou de tourisme, est considérée comme une infraction grave qui perturbe l’ordre public et expose le contrevenant à des poursuites judiciaires.

Pour ces infractions, la loi prévoit des amendes minimales de 10.000 dirhams, avec une possibilité d’une peine d’emprisonnement en fonction de la nature et des circonstances de l’infraction.

La réglementation en vigueur criminalise également la falsification ou l’usage de faux documents de résidence. Ces actes, considérés comme une menace directe pour le système d’identité nationale et la sécurité de l’État, sont passibles de peines pouvant aller jusqu’à dix ans de prison.

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