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Un Algérien de France avait commencé en août dernier un parcours fou, en auto-stop ou en vélo, qui l’a mené de New Delhi, en Inde, jusqu’à Rabat, au Maroc, pour supporter l’équipe d’Algérie à la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025).

Il s’appelle Mohamed, 31 ans, infirmier de profession et résidant à Chambéry, en Savoie, dans le sud de la France. En août dernier, il voyage avec sa femme en Inde, mais en arrivant, il a eu l’idée folle de partir au Maroc sans prendre les moyens de transport conventionnels.

Tout commence quand un chauffeur de tuk-tuk lui confie qu’il est marié à une Marocaine et que son rêve est de rejoindre le Maroc. Mohamed, qui avait les moyens de prendre l’avion directement à Rabat, lui propose d’y aller ensemble… en auto-stop !

De New Delhi à Chambéry en auto-stop

Malheureusement le chauffeur n’avait pas pu quitter l’Inde à cause des tensions avec le Pakistan. Mohamed ne lâche pas pour autant le morceau et décide d’y aller seul. « Je suis parti de New Delhi à peu près le 22 août », confie-t-il à RMC Sport.

S’ensuit alors un long périple en auto-stop. Mohamed passe par le Pakistan, l’Afghanistan, puis l’Ouzbékistan. Il raconte qu’il a même pu monter à bord d’un hélicoptère de l’armée afghane dans le cadre d’une opération d’aide aux victimes d’un séisme à laquelle il a pu participer.

C’est à la frontière iranienne que l’aventure de Mohamed aurait pu prendre fin vu qu’il n’a pas pu décrocher un visa pour y entrer. Il choisit pourtant de détourner cette étape en prenant un avion vers le Koweït, avant de continuer sa route en auto-stop.

Dans cette deuxième étape du périple, Mohamed va devoir traverser l’Irak et la Syrie, avant de se retrouver en Turquie. « La plupart du temps je mettais juste mon pouce en l’air, et au bout de 5 ou 10 minutes quelqu’un s’arrêtait pour me prendre ».

De Chambéry à Rabat à vélo

Mais à partir de la Turquie et de la Grèce, les gens s’arrêtaient de moins en moins. « La stratégie de l’auto-stop est mise en péril. Je pouvais rester des heures sur le bord de la route », assure Mohamed qui a donc galéré pour rejoindre son domicile en France, d’où il devait rejoindre le sud de l’Espagne puis le Maroc.

Ainsi, pour éviter le retard et arriver à temps pour la CAN, Mohamed a décidé de s’acheter un vélo. Bien qu’il ne soit pas « cycliste de base », Il faisait jusqu’à 15 heures de vélo par jour, parcourant jusqu’à 200 kilomètres quotidiennement.

Le 20 décembre, Mohamed arrive enfin à Rabat, avec le drapeau algérien accroché à son cou, bouclant ainsi un périple de 18.200 kilomètres et réalisant ce que beaucoup voient comme impossible. « Je l’ai fait pour dire que si moi j’ai pu le faire, c’est que tout le monde peut le faire », a-t-il confié.

« Quand je suis arrivé au Maroc, j’ai eu un très bel accueil, j’étais fier, je remercie énormément les Marocains », témoigne Mohamed qui a pu assister aux trois premiers matches des Fennecs à Rabat.

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