C’est officiel. L’Italie a confirmé son nouveau programme migratoire, le plus ambitieux de son histoire, prévoyant d’accorder 500.000 visas de travail pour des ressortissants étrangers sur les trois prochaines années.
Le décret portant sur ce quota, publié au Journal officiel le 31 décembre dernier et présenté officiellement par les ministres de l’Intérieur et du Travail, vient en effet remplacer le plan de 452.000 visas de travail qui régissait la période 2023-2025.
NOS VIDEOS
L’Italie va accueillir 500.000 travailleurs étrangers sur la période 2026-2028
Selon les dispositions du nouveau décret, rapportées par le média spécialisé Visa HQ, sur les 500.000 visas de travail prévus pour la période 2026-2028, un total de 267.000 permis sont réservés aux emplois saisonniers dans l’agriculture et le tourisme.
De plus, 230.550 permis de séjour et de travail sont dédiés aux salariés non saisonniers et aux travailleurs indépendants dans la construction, la logistique, l’industrie de pointe et les services, détaille la même source.
Le décret prévoit également de récompenser des pays qui acceptent de réadmettre les migrants en situation irrégulière, en accordant à leurs ressortissants des quotas spécifiques de visas de travail.
Entre autres nouveautés apportées dans le nouveau programme migratoire, on citera une limite de trois demandes par foyer pour l’embauche d’aidants, une mesure qui vise en principe à lutter contre les parrainages fictifs.
Une hausse considérable du nombre de quotas de travailleurs étrangers
De même, des pare-feux anti-bots ont été renforcés sur le portail d’immigration. De plus, les délais de traitement des candidatures ne commencent qu’une fois la demande est associée à un quota disponible, et ce, dans le but de réduire les retards.
La décision d’accueillir 500.000 travailleurs étrangers sur la période 2026-2028 a été prise pour faire face aux pénuries de main-d’œuvre dont souffre le pays. Il s’agit d’une augmentation considérable du nombre de quotas ouverts pour les travailleurs hors Union européenne.
Les employeurs italiens souhaitant recruter des travailleurs étrangers dans ce cadre doivent obligatoirement obtenir l’accord des bureaux locaux du travail et respecter les grilles salariales des conventions collectives.
Tout manquement à cette procédure peut entraîner la suspension du dossier ou une interdiction d’accès aux quotas futurs. Cette mesure devrait permettre de préserver les droits des travailleurs étrangers recrutés.
