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En France, cinq ressortissants algériens, dont un ancien policier de 61 ans, sont accusés d’avoir mis en œuvre une officine en région parisienne fournissant de faux documents à leurs compatriotes en situation irrégulière.

L’affaire remonte au mois d’avril 2025, lorsque les enquêteurs de la sous-direction de la lutte contre l’immigration irrégulière (SDLII) ont reçu un renseignement sur la présence d’un réseau qui fournit de faux papiers.

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Disposant d’un nom, les enquêteurs ont mis en écoute son téléphone durant plusieurs mois et ont mis en place des opérations de surveillance pour identifier d’autres membres du réseau. Au total, ils ont fini par identifier sept suspects, tous d’origine algérienne, rapporte Le Parisien.

Les cinq ressortissants algériens mis en examen puis écroués

Cinq d’entre eux ont été arrêtés lundi 26 janvier, à l’issue d’opérations menées à Stains, Saint-Denis, Ivry-sur-Seine et à Paris. Les deux autres sont toujours recherchés.

Lors d’une perquisition menée dans le domicile de l’ancien policier, des faux titres de séjour, des passeports algériens, belges, espagnols et français, des cartes vitales et des demandes d’aide médicale ont été trouvés.

Lors du procès tenu à Paris vendredi 30 janvier, les cinq suspects ont été inculpés, puis écroués, pour aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière, faux et usage de faux et association de malfaiteurs.

Ils sont soupçonnés d’avoir mis en place un trafic de faux papiers à Paris entre 2024 et 2025, vendus à des personnes originaires d’Afrique du Nord pour quelques centaines d’euros. Les policiers estiment que le groupe a écoulé plusieurs dizaines de faux papiers depuis qu’il est placé sous surveillance.

« Je vous demande de ne pas me confondre avec eux »

Lors de ses réquisitions devant la juge, le procureur a indiqué que les rôles des membres de ce réseau restent encore à définir et qu’il « manque deux personnes qui ont pu échapper à l’opération de police ».

Présenté comme le principal suspect, l’ancien policier soutient avoir hébergé l’un des suspects en fuite qui aurait laissé les documents chez lui. « J’ai fait l’erreur de faire confiance à l’un des membres de cette bande. Mais je vous demande de ne pas me confondre avec eux », a-t-il déclaré.

Après avoir pris sa retraite en Algérie, cet accusé a rejoint sa fille en 2023 en France, à Stains, où il travaille comme boulanger. « J’étais un représentant de la loi. Je respecte le travail de la police et de la justice. Je suis totalement innocent », a-t-il ajouté.

Son avocat indique que les preuves recueillies par les policiers datent de 2021, alors que son client n’était pas encore en France, soutenant sa version des faits. Le ressortissant algérien a été placé en détention provisoire et son avocat entend faire appel à cette décision.

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