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Conduire en Algérie avec un permis étranger : ce qu’il faut savoir

C’est l’été, et de nombreux voyageurs vont partir en Algérie par bateau avec leur véhicule. La conduite en Algérie n’est pas très différente de la France. Ce n’est évidemment pas aussi compliqué que de conduire en Inde ou en Angleterre où l’on roule à droite, ceci dit, il y a quand même deux ou trois choses à savoir.

Si le Code de la route algérien est clair, sur la route, les choses sont différentes. Que cela soit sur les autoroutes ou sur les petites routes, il est conseillé de redoubler de vigilance et de ne jamais baisser la garde.

Le Code de la route en Algérie

Le permis international est accepté en Algérie. En outre, si vous disposez d’un permis français ou de certaines autres nationalités européennes, vous pouvez circuler avec, à condition de ne pas rester dans le pays plus de trois mois.

Alger

En ce qui concerne le Code de la route, les conducteurs doivent respecter principalement l’obligation du port de la ceinture de sécurité, l’interdiction de parler au téléphone et celle de conduire en état d’ivresse. En Algérie, les limitations de vitesse sont fixées par décret publié sur le site du ministère de l’Intérieur :

  • 50 km/h en agglomération (40 km/h en cas de chaussée mouillée)
  • 100 km/h sur la route (80 km/h si la chaussée est mouillée)
  • 120 km/h sur l’autoroute (100 km/h si la route est mouillée)

Sur certains tronçons, des panneaux indiquent une limitation de vitesse.

Deux autoroutes seulement traversent l’Algérie. L’Autoroute Est-Ouest et l’autoroute transsaharienne. Ces infrastructures offrent jusqu’à 2×3 voies, et peuvent vous amener de Annaba jusqu’à Oran et d’Alger jusqu’au Sahel.

Algérie : comportement sur la route 

Si le Code de la route donne l’impression que la loi est claire, sur le terrain, le nouveau conducteur en Algérie va être confronté à des comportements qui peuvent mettre sa vie en danger. Il est rare que les conducteurs en Algérie respectent les limitations de vitesse ou le sens de priorité.

Plus dangereux encore, il y a des pratiques (comme le dépassement à droite ou les queues de poissons) qui peuvent donner des sueurs froides aux automobilistes fraichement débarqués sur le bitume Algérie.

Bien qu’il n’y ait rien de sorcier dans la conduite en Algérie, il est vivement conseillé de se conformer au Code de la route et de conduire doucement.

Retrait de permis de conduire en Algérie

Les retraits de permis ne sont plus systématiques en Algérie depuis le début de l’année 2022. Depuis le mois de février dernier, le conducteur qui enfreint le Code de la route peut récupérer son permis de conduire dès le paiement de l’amende forfaitaire résultant de l’infraction. Le conducteur a 45 jours pour payer son amende. Il pourra conduire durant les 10 premiers jours en présentant le PV délivré par la police ou la gendarmerie. En cas de non-paiement de l’amende dans les 45 jours, le dossier est transmis à la justice. Il existe quatre types d’infractions :

  • Infraction du premier degré : 2 000 dinars algériens
  • Infraction du deuxième degré : 2 500 dinars algériens
  • Infraction du troisième degré : 3 000 dinars algériens
  • Infraction du quatrième degré : 5 000 dinars algériens

Attention toutefois : en cas d’infraction grave au Code de la route comme par exemple un excès de vitesse supérieur de 30 % à la limite autorisée, un dossier comprenant le permis de conduire et le procès-verbal de constatation de la faute sera directement transmis à la justice.

Les radars sur les routes en Algérie

L’excès de vitesse constitue la principale cause des accidents de la route en Algérie et il est aussi le motif principal des infractions qui varient en fonction du taux de dépassement de la vitesse autorisée.

Si l’automobiliste est capté par le radar à excès de vitesse supérieur à 30 %, il perd immédiatement le droit de conduire et son dossier est envoyé directement à la justice.

Dans le cas où l’excès de vitesse est au-dessus de 10 % et ne dépassant toutefois pas les 30 %, l’automobiliste pourra honorer l’amende forfaitaire et ainsi récupérer son permis de conduire.

Les contrôles routiers en Algérie

En Algérie, on les appelle « les barrages ». Ils sont partout, vestige d’une période sanglante qui a secoué l’Algérie pendant les années 1990.

Il est tout à fait naturel que vous vous fassiez arrêter par la police, la gendarmerie ou l’armée lors d’un contrôle routier. C’est une routine. Si c’est le cas, sachez que vous ne risquez absolument rien.

Conformez-vous aux consignes de l’agent, répondez à ces questions, donnez-lui vos papiers, et il vous laissera passer au bout de quelques minutes.

Stationnement en Algérie 

En Algérie, il y a des endroits dédiés au stationnements de véhicules. Ceci dit, la chance de trouver une place où vous stationnerez dépendra du moment et de l’endroit. À Alger, la capitale, il est très difficile de mettre la main sur une place de stationnement. Le constat est le même dans toutes les villes côtières durant la saison estivale. Plus vous vous éloignez des grandes villes, plus le stationnement devient facile.

Parfois, vous aurez affaire aux « parkingueurs », les gardiens de parking. Ces dernières années, les autorités ont durci les sanctions contre les pratiquants de cette activité. Il existe des parkings légaux et un reçu vous sera remis après le paiement d’un forfait de stationnement (entre 100 et 200 dinars, selon les lieux).

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