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France : 20 ans de prison pour un Algérien qui a étranglé sa femme

La justice française a condamné, ce vendredi 2 juillet, Hocine M., un Algérien installé en France, à 20 ans de prison ferme pour l’assassinat de sa femme. L’homme a été reconnu coupable d’avoir étranglé sa femme de 35 ans devant leurs enfants.

Le drame remonte à 2017. Le couple d’Algériens vivait dans un appartement à Saint-Etienne avec leurs quatre enfants.

Ils s’étaient unis en 1998 en Algérie, par le biais de leurs familles respectives, mais la jeune femme n’avait rejoint son mari en France qu’en 2004.

Une vie familiale très instable et sombre

Leur mariage reposait sur une relation violente. Bien avant l’assassinat de sa femme, son mari lui faisait vivre un enfer. Il l’empêchait de sortir ou de se lier à quiconque.

Enfermée dans son appartement, elle n’avait pas accès à un téléphone, ne pouvait pas se promener dans la rue ou même rendre visite à sa famille restée en Algérie, selon les comptes-rendus des médias français.

La vie maritale de la victime a été un calvaire qui s’est achevé avec cet acte criminel. Les enfants vivaient dans un environnement néfaste. Au domicile, cris et coups faisaient partie du quotidien. L’enfant le plus âgé du couple aurait quitté le domicile dès sa majorité, coupant définitivement les liens avec ses parents.

Le mari continue de nier les faits

Le 5 août 2017, Hocine M. contacte lui-même la police pour déclarer la mort de sa femme. Toutefois il n’avoue pas son crime. Il explique à cette époque qu’il s’est absenté pour se rendre au bureau tabac et qu’à son retour il a trouvé sa femme morte dans son lit.

L’enquête policière a mené à une toute autre version. La jeune femme avait été étranglée, elle portait des traces au cou prouvant clairement la strangulation. Au vu du contexte et de leur terrible relation, tout menait à croire que le mari était derrière ce meurtre.

Près de 4 ans après la disparition de la victime, Hocine M. continue de nier les faits, malgré les preuves qui l’accablent. Trois des enfants du couple se trouvaient dans l’appartement au moment des faits, l’un d’entre eux a témoigné, expliquant que son père avait “fait du mal à ma maman”.

La seule amie de sa femme a raconté les mauvais traitements qu’il lui faisait subir depuis des années, de son enfermement à son isolement vis-à-vis de sa famille. Une voisine de l’immeuble a également reconnu avoir entendu le mari battre sa femme à plusieurs reprises.

En vain, l’homme de 45 ans pourtant reconnu coupable a toujours refusé de reconnaître les faits. Son avocat a plaidé une altération de discernement, avançant la thèse psychiatrique afin de dégager la responsabilité de Hocine M.

Malgré l’expertise psychiatrique, la cour a reconnu sa culpabilité et sa responsabilité dans la disparition de son épouse. Quatre ans plus tard, la vérité sur la disparition de la victime a été confirmée, faisant d’elle l’une des 123 victimes de féminicide en France en 2017.

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