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Le Koweït tente de révolutionner son marché du travail en lançant un nouveau type de visa pour les expatriés. Il s’agit du « visa freelance », qui permet de travailler sans avoir besoin d’un sponsor.

Il s’agit d’une proposition qui a été faite par le ministre de l’Intérieur du Koweït, le cheikh Fahd Al Yousef, lors d’une rencontre qu’il a tenue avec les représentants du secteur privé, le 20 février dernier, fait savoir le média Arabs Times.

Ce projet de « visa freelance » est une première dans ce pays du Golfe vu qu’il permet à des travailleurs étrangers de travailler de manière tout à fait légale, sans être liés à un sponsor koweïtien.

Un visa qui permet de séjourner et de travailler au Koweït à partir de 2.450 dollars américains

Cette mesure, si elle vient à être appliquée, va seulement concerner, dans un premier temps, les « professions à faible risque », indique le média spécialisé Visahq qui précise que le tarif annuel proposé pour ce type de visa est entre 750 et 1.000 dinars koweïtien, soit entre 2.450 et 3.250 dollars américains.

Les travailleurs étrangers doivent également, outre le paiement de ce tarif annuel renouvelable, fournir leurs informations personnelles, une adresse locale vérifiée ainsi qu’une adresse électronique valide. Il y aura aussi des conditions supplémentaires qui devraient être dévoilées ultérieurement.

Lutter contre le travail illégal

Selon les autorités koweïtiennes, cette démarche vise à lutter contre le travail illégal mais aussi contre l’exploitation des travailleurs étrangers et le trafic de titres de séjour. Les modalités ainsi que les catégories d’étrangers concernés par cette mesure seront dévoilées dans les prochains mois, indique Arabs Times.

La mesure pourrait aussi permettre de légaliser la situation de plusieurs travailleurs étrangers dans le pays qui exercent sous un visa de visite. Selon le média spécialisé Visahq, la mesure serait notamment une opportunité à saisir pour les techniciens et les informaticiens.

Après son adoption, cette loi ferait du Koweït l’un des rares pays du Golfe à instaurer une possibilité pour les travailleurs étrangers de travailler de manière légale sans avoir recours au parrainage traditionnel (Kafala). Le pays a été classé pire destination pour les expatriés en 2022.

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