À l’approche du Ramadan 2026, les départs depuis l’Algérie vers la France ou le Québec prennent une autre dimension.
Dans les valises des binationaux et autres membres de la diaspora, c’est un véritable patrimoine culinaire qui traverse les frontières.
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Entre les produits parfois introuvables à l’étranger et d’autres jugés incomparables à ceux du pays, beaucoup préfèrent rapporter leurs propres produits.
Ces indispensables algériens pour le ftour du Ramadan
Impossible d’évoquer le Ramadan algérien sans le frik ! Ce blé vert concassé est indispensable dans les soupes populaires comme la chorba et la harira.
Ces plats nationaux sont préparés partout où vit la diaspora, mais l’offre en frik artisanal algérien reste restreinte, d’où sa présence dans les bagages vers la France ou l’Amérique du Nord.
Autre pilier du ftour : les fruits séchés. Que ce soit des pruneaux, des abricots, des raisins, des pommes ou des poires, ils sont incontournables dans la préparation du tajine lahlou, ou lham lahlou, un ragoût sucré servi tout au long du mois sacré.
Un autre fruit typiquement algérien est emblématique des tables ramadanesques : les dattes Deglet Nour. Certains les consomment pour rompre le jeûne, d’autres pour le shour, le dernier repas avant l’aube.
Huile, épices… Les marqueurs du goût algérien
Les pâtes traditionnelles, telles que le couscous, la rechta ou la chakhchoukha, figurent aussi parmi les produits qui traversent la frontière. Bien que disponibles dans certains commerces, les Algériens de l’étranger préfèrent souvent celles fabriquées de manière artisanale.
Un autre produit occupe une place centrale dans les bagages : les épices. Du ras el-hanout, de la coriandre moulue, du paprika frais ou du curcuma, autant d’épices basiques dans la majorité des plats algériens et réputées pour leur fraîcheur quand elles sont achetées localement.
Et que dire de l’huile d’olive, l’un des produits les plus transportés ? Même si des marques algériennes (Dahbia, Numidia, Baghlia…) primées à l’international sont disponibles à l’étranger, beaucoup privilégient l’huile artisanale souvent issue des récoltes familiales.
Enfin, des eaux florales artisanales, comme l’eau de rose et l’eau de fleur d’oranger, sont aussi bien utilisées pour des rituels de beauté que pour la pâtisserie.
Elles sont incontournables dans des douceurs typiques du Ramadan et de l’Aïd : makrouts, kalb el louz, mhalbi, baklawa ou dziriettes, entre autres.
