Depuis le 1er janvier 2026, les demandeurs de naturalisation et de titres de séjour pluriannuels doivent passer un test de connaissances civiques qui peut s’avérer très difficile pour les candidats qui ne sont pas bien préparés.
Le niveau de difficulté de ce test dépend du type de titre de séjour demandé. Les demandeurs de nationalité française ont droit aux questions les plus difficiles, ce qui rend une bonne préparation essentielle avant de se déplacer vers le centre d’examen.
Les candidats se retrouvent cependant face à un manque d’outils officiels de préparation mais aussi à une prolifération de plateformes privées dont certaines affichent des tarifs très élevés tandis que d’autres s’avèrent peu attractives.
C’est dans ce contexte qu’un site web se démarque avec une interface intuitive, un design agréable mais aussi par un accès quasi gratuit. Cette plateforme est Geocitoyen, créée par Fabrice Gauthier et sa compagne, rapporte France 3.
« Un test gratuit de vingt questions »
Le couple explique qu’il y avait « un créneau à prendre » avec l’obligation faite aux étrangers de réussir le test civique pour décrocher un titre de séjour ou la nationalité française. Ils expliquent que leur site répond à une ambition professionnelle mais vise surtout à aider les étrangers à bien se préparer.
La plateforme propose en effet « un test gratuit de vingt questions, sans inscription » puis « un accès illimité pendant un mois pour dix euros pour un entraînement plus complet », indique le créateur de ce nouveau site.
Il est à noter que le test civique se compose de 40 questions réparties sur 5 thèmes. Le candidat doit répondre juste à 32 questions ou plus pour espérer décrocher son titre de séjour. Le site « couvre les cinq grandes catégories » et propose « plus de 1.500 questions, réparties en sous-catégories ».
La plateforme propose aussi des définitions et des mises en situation diverses. Les créateurs de Geocitoyen indiquent qu’il sera bientôt disponible en application mobile. « On espère sortir une version Android fin mars ou début avril, puis rapidement sur iOS », assure Fabrice.
Bernard Leclerc, président de la Ligue des droits de l’Homme en Moselle, estime qu’il y a tout un marché qui s’est développé autour des besoins des étrangers en France assurant qu’il est « difficile de s’y retrouver » en l’absence de comparatif ou d’évaluation indépendante.
