Les médecins étrangers exerçant en France souffrent de plusieurs problèmes, notamment des lourdeurs administratives qui les empêchent parfois de se maintenir en situation régulière dans l’Hexagone.
Ce problème concerne aussi les étudiants étrangers qui font leur cursus en médecine au sein des universités françaises. Sans titre de séjour valide, ils risquent d’abandonner leurs études avant de décrocher un diplôme.
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Les médecins étrangers jouent pourtant « un rôle important » dans le système hospitalier en France, souligne la préfecture de l’Oise dans une publication postée cette semaine sur sa page Facebook.
Titre de séjour : une convention signée entre 5 hôpitaux et la préfecture de l’Oise
Partant de ce principe, la préfecture de l’Oise, visiblement en quête « d’attractivité médicale », dévoile qu’elle a signé une convention avec cinq établissements hospitaliers du département en faveur des médecins et des étudiants étrangers.
Selon le service de l’État, cette convention vise à « faciliter et simplifier les démarches administratives en matière de titres de séjour pour les étudiants et médecins étrangers exerçant dans l’Oise ».
Les hôpitaux concernés par cette convention sont le Centre hospitalier de Beauvais, le centre hospitalier de Crèvecoeur-le-Grand, le Centre hospitalier Compiègne-Noyon, le centre hospitalier Bertinot-Juel de Chaumont-en-Vexin ainsi que Groupe Hospitalier Public du Sud de l’Oise – GHPSO. La préfecture a également rappelé qu’elle a déjà signé une convention dans ce sens avec le centre hospitalier isarien – EPSM Oise en 2025.
Il est à rappeler que les praticiens de la santé à diplômes hors Union européenne, communément appelés les PADHUE, outre la difficulté de se maintenir en situation régulière, souffrent aussi de l’inégalité salariale et de la difficulté à réussir leur EVC (épreuves de vérifications de connaissances).
