· Les autorités des Émirats arabes unis ont formellement démenti la rumeur de suspension du programme de Visa Freelance (Virtual Working Visa)
· Bien que le programme soit maintenu, les procédures de contrôle ont été durcies
· But : lutter contre la multiplication des offres douteuses, des arnaques et l’utilisation abusive du système (fausses entreprises, reventes illégales de permis)
· Les demandeurs (nouvelles demandes et renouvellements) doivent fournir davantage de justificatifs et de transparence.
· Les autorités exigent désormais des preuves d’activité réelle, de qualification, des portfolios, des contrats clients ou des exemples de travaux précédents
Arnaques, fausses entreprises, reventes illégales de permis… Ces derniers mois, les offres douteuses liées aux demandes de visa se sont multipliées aux Émirats arabes unis.
Les travailleurs indépendants sont même visés par une rumeur de suspension du programme de visa freelance, ou visa pour travail à distance (Virtual Working Visa).
Les autorités ont toutefois coupé court aux rumeurs : le visa de télétravail reste bel et bien actif, mais les contrôles sont renforcés pour lutter contre les abus.
Le programme des visas freelance toujours actif
Vendredi 7 novembre, la Direction générale de la résidence et des affaires étrangères de Dubaï (GDRFA) a confirmé au média Gulf News qu’aucune suspension des visas freelance n’est en cours.
Son directeur général, Mohammed Ahmed Al Marri, a assuré que les visas freelance continuent d’être traités conformément aux lois et règlements en vigueur.
Il a également exhorté les candidats au visa de travail à distance à ne se fier qu’aux sources gouvernementales officielles, et non aux affirmations non vérifiées sur les réseaux sociaux.
Le programme reste donc actif, mais les autorités ont durci les procédures de contrôle. Selon Al Marri, ce renforcement survient après des cas d’utilisation abusive du système.
Afin que les demandes ne soient traitées que via les canaux officiels et légaux, des équipes d’inspection spécialisées ont été déployées. Leur mission est de surveiller le marché du travail et le commerce illégal de visas.
Les demandeurs doivent fournir plus de justificatifs
À Dubaï, les prestataires de services de visa constatent déjà un durcissement des exigences documentaires. Le directeur général du Arabian Business Centre (centre Amer à Dubaï), Firose Khan, affirme que les autorités exigent plus de transparence.
« Certaines personnes créaient de fausses entreprises et vendaient des visas freelance sous de faux prétextes, ce qui n’est pas autorisé. Les visas freelance sont délivrés par les autorités des zones franches et font l’objet de contrôles stricts pour s’assurer que l’expérience du demandeur correspond au domaine dans lequel il postule », explique-t-il.
En effet, les renouvellements exigent désormais plus de justificatifs d’activité réelle, dont la preuve d’un travail régulier et des paiements clients conformes à la profession déclarée.
Même constat du côté de Sarah Negga, responsable clientèle chez Luxe Incorporations. Elle indique que les zones franches demandent à présent une preuve de qualification, un portfolio, des contrats clients ou des exemples de travaux précédents.
« Les autorités veulent s’assurer que votre activité freelance correspond réellement à vos compétences. Cela s’applique non seulement aux nouvelles demandes, mais aussi aux renouvellements », ajoute-t-elle.
Les travailleurs indépendants appelés à plus de vigilance
Pour éviter les fraudes, les autorités exigent désormais davantage de preuves d’activité. Les travailleurs étrangers en freelance aux Émirats sont ainsi appelés à conserver tout ce qui peut constituer un justificatif : les contrats, les factures et autres preuves de travail.
Sarah Negga souligne : « Les autorités exigent désormais des preuves claires que le permis demandé correspond à votre domaine d’expertise ».
Les freelances concernés par le renouvellement doivent aussi respecter les délais de renouvellement de leur permis, notamment dans les secteurs réglementés comme les médias, où les démarches doivent passer par le Conseil des médias des Émirats arabes unis.
« Assurez-vous que vos activités freelance sont correctement enregistrées auprès de la zone franche ou de l’autorité compétente », conclut la responsable.
