'

Pour lutter contre les fraudes et les arnaques, la Belgique appelle les demandeurs de visa Schengen à éviter les intermédiaires douteux qui demandent des sommes parfois exorbitantes pour le traitement des dossiers ou l’obtention des rendez-vous.

Lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa, la capitale congolaise, le Directeur général des affaires consulaires au ministère des Affaires étrangères de Belgique, Joris Salden, a mis en garde contre plusieurs méthodes d’arnaques aux visas.

« On met mille rendez-vous à 2 h du matin et ils partent tous en 30 secondes »

D’emblée, il a encouragé les demandeurs à effectuer eux-mêmes leurs démarches et à bien comprendre le système, soulignant que « c’est totalement injuste de payer pour une demande de visa que vous pouvez faire vous-même ».

Le responsable explique à ce propos que si tous les demandeurs de visas Schengen pour la Belgique cessent de recourir à des intermédiaires « foireux », le système fonctionnerait parfaitement. Il met en garde notamment contre les intermédiaires qui promettent des rendez-vous et qui préparent le dossier contre une petite commission supplémentaire.

Le diplomate belge encourage même ceux qui ont reçu des rendez-vous par ces intermédiaires moyennant finances à porter plainte, car il ne s’agit que « d’arnaque ». Toutefois, il a soulevé un problème lié à l’usage de virus informatique permettant de rafler tous les rendez-vous dès leur mise en ligne.

« Nous avons fait plusieurs tests. On met mille rendez-vous à 2 heures du matin et ils partent tous en moins de 30 secondes. Aucun humain ne peut cliquer mille fois en 30 secondes, c’est impossible », a déclaré Joris Salden.

« Qui est la victime de ce système ? C’est le demandeur »

Selon lui, « c’est une bataille continue entre virus et antivirus. Vous créez un virus, on trouve un vaccin, puis le virus mute et il faut trouver une nouvelle solution ».

De plus, le responsable au ministère belge des Affaires étrangères déplore l’utilisation fréquente de faux documents, ajoutés dans certains cas par les intermédiaires dans les demandes de visas, à l’insu des demandeurs.

Il explique que ces clients, souvent innocents, présentent alors un dossier dont la moitié des documents est falsifiée, ce qui entraîne des refus, notamment pour fraude.

« Qui est la victime de ce système ? C’est le demandeur, qui n’obtient pas son visa et qui aura aussi beaucoup plus de difficultés à en obtenir un prochainement », déclare encore l’intervenant.

Categorized in:

Divers,