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France : jaloux, un jeune algérien condamné pour violences conjugales

Un jeune Algérien vivant en France, plus précisément dans le département du Rhône, a été condamné par la justice pour avoir violenté et séquestré sa conjointe.

Le suspect, Abdellah T., un jeune homme de 23 ans d’origine algérienne, est accusé d’avoir exercé des violences et d’avoir séquestré sa conjointe avec laquelle il est pacsé depuis 2020, rapporte le journal Le Patriote ce jeudi 1er septembre. Durant la soirée du 22 août, il l’a enfermée dans son appartement à la suite d’une dispute.

A son retour, la victime est sortie prendre l’air, ce qui n’a pas plu à son compagnon qui l’a suivie et forcée à rentrer dans l’appartement contre son gré. C’est alors qu’elle s’est mise à crier et a alerté un voisin qui à son tour a prévenu la gendarmerie.

« Je l’ai enfermée parce que j’étais jaloux » : le mea culpa du conjoint algérien

Examinée par un médecin légiste, la jeune fille présentait des ecchymoses et autres hématomes. Une incapacité totale de travail de dix jours lui a été délivrée. Son conjoint a été différé le 26 août dernier, en comparution immédiate, devant le tribunal de Villefranche-sur-Saône.

La présidente du tribunal révèle lors du procès que la jeune fille avait déjà reçu des gifles par le passé et a été régulièrement tenue par les poignets. Des certificats médicaux attestent, en effet, qu’elle s’est déjà rendue à deux reprises à l’hôpital pour des faits similaires.

Devant la juge, le jeune Algérien de 23 ans a reconnu tous les faits reprochés en admettant avoir agi parce qu’il était jaloux. Concernant les gifles, il a avoué lui en avoir administré « une à deux par mois. »

La victime prend la défense de son agresseur

Selon le suspect, cette violence a débuté à la fin de l’année 2021, car il était au chômage et qu’il restait enfermé à longueur de journée avec sa conjointe dans l’appartement. De plus, il a révélé qu’il était lui-même victime de violence par son père lorsqu’il était en Algérie.

Arrivé en France en 2018, cet Algérien n’a pas encore de titre de séjour. Ce qui explique son incapacité de travailler, mais ne justifie nullement sa violence envers sa conjointe.

À la grande surprise de tous, la jeune femme a tenté de minimiser les faits en prenant la défense de son bourreau : « Ce n’était pas un climat de violence permanent, il a aussi des qualités. Je ne pense pas que c’est quelqu’un de mauvais. C’est peut-être culturel », a-t-elle supposé devant la barre.

Le verdict du tribunal contre le conjoint d’origine algérienne

Devant l’insistance de la juge qui lui expliquait qu’être « une seule fois victime d’une gifle ou d’un serrage de poignets fait d’elle une victime de violences conjugales », elle a affirmé que son père avait été « mille fois plus violent ».

À l’issue de l’audience, et malgré la défense de la victime vis-à-vis de son agresseur, le tribunal a reconnu coupable le jeune Algérien. Ce dernier a été condamné à quatorze mois de prison assortis d’un sursis de deux ans avec obligation de soins, de suivre un stage de sensibilisation aux violences conjugales.

Il est aussi interdit de se présenter au domicile de la victime, mais le couple est libre de continuer à se voir ailleurs.

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