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L’Algérie doit-elle rouvrir ses frontières ?

L’Algérie a fermé ses frontières depuis maintenant un an. Cela n’a pas empêché les contaminations et surtout l’arrivée des variants (anglais et nigérians). Certains disent que cette décision n’a finalement pas servi à grand-chose.

Non, pas du tout. Ça a servi. Rappelez-vous, il y a un an, sur instruction du président de la République et après consultation de toutes les parties concernées (comité scientifique, gouvernement), il a été procédé à une suspension rapide des liaisons aériennes avec la Chine. Ensuite, la suspension a été étendue aux autres pays qui étaient considérés comme des foyers de l’épidémie.

Nous avons ensuite organisé des vols de rapatriement. Plus de 50.000 Algériens ont été rapatriés, au frais de l’État algérien, pour le transport mais aussi pour la quatorzaine qui avait été imposée durant plusieurs mois à ceux qui étaient rapatriés de l’étranger.

L’Algérie a adopté une politique de fermeture de ses frontières plus au moins hermétique. Je vous rappelle qu’aujourd’hui un bon nombre de pays sont revenus à ce choix de fermeture de leurs frontières, car ils sont dépassés par le nombre de cas.

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Mais à cause de cette décision, des milliers d’Algériens sont toujours bloqués à l’étranger…

Certes, la fermeture des frontières n’est pas sans conséquences. Sur le plan social, avec des familles séparées. Sur le plan économique aussi, avec des échanges qui en prennent un coup. Mais, dans ce dossier, l’État n’a pas transigé avec la santé du citoyen algérien.

Aujourd’hui, nous pouvons l’affirmer : cette fermeture des frontières nous a préservés de la catastrophe annoncée. Il y a des modélisations qui ont été faites pour l’Algérie au début de l’épidémie qui évoquaient 20.000 cas par jour. Une projection heureusement démentie par la réalité.

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Nos voisins, par exemple, qui avaient maintenu leurs frontières ouvertes pour des raisons économiques et probablement pour sauver leur tourisme, ce sont débattus dans des milliers de cas journaliers, avec des centaines de décès.

L’Algérie a maintenu sa décision de garder ses frontières fermées. Certes, ceci n’a pas empêché la pénétration de quelques cas, malgré la quarantaine et les tests PCR.

La situation sanitaire étant actuellement stable, doit-on rouvrir les frontières ?

L’Algérie a enregistré des cas de variants, 20 au total. Mais avec entre 100 et 200 cas quotidiens, l’Algérie a effectivement, aujourd’hui, une situation épidémiologique appréciable, tolérable et maitrisable.

Maintenant, il s’agit de circonscrire ces cas de variants. Pour tout le mois de mars, une décision a été prise de fermer tous les vols, à part quelques lignes vers l’étranger qui obéissent à des situations très contrôlées

L’essentiel de nos échanges « humains » se fait avec la France. Les vols de rapatriement partaient de ce pays. Or actuellement le nombre de cas positifs oscille entre 25.000 et 30.000 par jour. Je pense que la situation risque de nous porter préjudice si jamais de nous décidons de manière irréfléchie de rouvrir nos lignes aériennes.

En fait, le danger réside dans le fait que malgré l’instauration des tests PCR avant l’embarquement, le risque existe. Il peut y avoir des faux négatifs. Il y a de la fraude : récemment, nous avons découvert des personnes qui scannaient des tests PCR.

C’est la meilleure façon d’introduire le virus dans notre pays, notamment le variant qui est assez difficilement détectable et qui a cette capacité d’évoluer très rapidement.

Ce qui risque de nous remettre les compteurs à zéro par rapport à une épidémie que nous avons maitrisée, malgré l’indiscipline ambiante de nos concitoyens.

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