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10 choses qui manquent à l’Algérie pour devenir une destination touristique

« L’Algérie a un tel potentiel touristique ! » Cette réflexion, n’importe quel Algérien l’a eue au moins une fois dans sa vie. L’Algérie est un grand pays, au climat très agréable et aux paysages variés à couper le souffle. Pourtant peu de personnes dans le monde le savent. À l’étranger, l’Algérie est très peu connue et son aspect touristique est complètement ignoré.

La raison principale de cette situation est le retard flagrant de l’Algérie dans ce secteur. L’Algérie, qui, contrairement à ses voisins marocains et tunisiens, a très peu misé sur ce pôle d’attractivité.

Son seul potentiel naturel n’est pas suffisant pour attirer les touristes, nous avons recensé au moins 10 points majeurs qui manquent à l’Algérie pour qu’elle puisse devenir une destination à visiter.

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  1. Une souplesse dans l’obtention des visas touristiques

Les touristes qui souhaitent se rendre en Algérie découvrent des difficultés avant même d’atterrir en Algérie. Le visa algérien obligatoire pour presque tous les étrangers est très difficile à obtenir.

Le visa algérien est l’un des plus compliqués à avoir dans le monde, son coût élevé, d’un montant de 90 euros en France par exemple, et les délais de délivrance aléatoires freinent de nombreux touristes.

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Le visa algérien est réclamé à la plupart des pays dans le monde. D’après le site passportindex.org, l’Algérie réclame un visa à au moins 191 pays dans le monde, en vertu du principe de la réciprocité.

L’obtention du visa algérien est soumise à la présentation de documents d’identité valables, de présentation de la situation personnelle et professionnelle des voyageurs. Il est nécessaire d’avoir une attestation d’hébergement de la part d’une personne algérienne ou une réservation d’hôtel valide. Les autorités consulaires algériennes décident en fonction de ces éléments si le visa peut être délivré.

Les délais de traitement peuvent être assez longs, ce qui effraye les touristes. D’autant plus, que le Maroc et la Tunisie sont plus flexibles sur les demandes de visas. La Tunisie autorise 105 pays à entrer sur son territoire sans visa et le Maroc 69, d’après passportindex.org. Les pays favorisent également les voyages en charters, ce qui permet une souplesse dans les démarches administratives.

  1. Des infrastructures d’accueil touristiques

L’autre faiblesse de l’Algérie est sa capacité d’accueil des touristes. Le pays dispose d’une offre hôtelière et de restauration très peu optimale. Les structures hôtelières sont peu nombreuses et rarement au niveau des standings internationaux, comme l’a montré la récente opération de rapatriement des Algériens de l’étranger où les places d’hébergement ont été insuffisantes pour accueillir quelques vols par semaine.

Les hébergements répondant aux critères de base du tourisme sont souvent des hôtels de luxe assez coûteux situés dans les grandes villes, mais il n’existe pas d’offre intermédiaire pour les budgets moyens.

Les alternatives de logement commencent à se développer mais assez lentement. La plateforme Airbnb dispose de plus en plus de logements en Algérie. Le site d’annonces algérien Ouedkniss voit fleurir des annonces de logements de vacances. Mais en comparaison des voisins maghrébins, l’Algérie doit augmenter son offre, à minima pour couvrir les régions les plus fréquentées.

Il en est de même pour la restauration. L’Algérie voit un grand développement de la restauration fast-food mais la gastronomie algérienne est laissée de côté. Les touristes souhaitent découvrir des mets typiques du pays mais les restaurants leur proposant une nourriture traditionnelle sont rares. Les restaurants populaires et certains établissements de haut standing, entretiennent cette cuisine dans les grandes villes mais il n’existe pas d’offre intermédiaire.

Le service est également à revoir dans l’hôtellerie en général. Les prestations auprès des clients dans les hôtels et les restaurants sont rarement au niveau du tourisme proposé dans le monde entier.

  1. Des bureaux de change officiels

Les touristes étrangers qui souhaitent se rendre en Algérie devront changer leurs devises en dinars algériens, cette monnaie n’étant pas convertible à l’étranger. Toutefois, la coutume en Algérie est de changer son argent sur le marché noir, où le taux de change est bien plus avantageux.

Ce marché noir est géré par des changeurs dans la rue ou dans des commerces. Ce mode de change est très peu rassurant pour des touristes habitués à effectuer cette opération dans des banques et des bureaux de change officiels. Il est difficile d’accorder sa confiance à n’importe quel particulier qui change des billets dans la rue, surtout que ce moyen permet une grande circulation de faux billets.

  1. Une offre de vols plus large

Les vols vers l’Algérie sont une autre problématique majeure. À l’heure actuelle elle se ressent d’autant plus car très peu de compagnies aériennes sont autorisées à opérer des liaisons entre l’Algérie et l’étranger depuis la semi-réouverture des frontières aériennes de l’Algérie.

Toutefois la situation était déjà compliquée avant la pandémie mondiale et la fermeture des frontières de l’Algérie. Alors que la Tunisie et le Maroc permettent à de nombreuses compagnies low-cost et de charters de transporter des voyageurs, l’Algérie a toujours été très peu desservie par ce type de compagnie. 

Ce contexte laisse peu de choix aux voyageurs, surtout l’été, la saison de retour de la diaspora algérienne au pays. Les avions sont saturés et les prix des vols dépassent l’entendement. Le manque de concurrence ne cesse de faire grimper les tarifs rendant la destination algérienne très coûteuse.

  1. La promotion de la culture et de l’histoire algérienne

L’Algérie a un gros travail de promotion de son histoire, de son patrimoine et de sa culture, à faire. Afin de souligner sa particularité dans le Maghreb, l’Algérie doit faire un effort de communication sur ce qui la différencie de ses voisins maghrébins.

Le tourisme étant plus aisé et mieux organisé en Tunisie ou au Maroc, le premier choix des touristes est rarement l’Algérie. Dans l’imaginaire collectif, les trois pays sont très proches et ont une culture similaire. S’ils ont beaucoup de points communs, ces pays du Maghreb ont une culture, une histoire et des paysages très différents.

Afin de favoriser l’Algérie, il serait nécessaire de mettre en place des vraies campagnes de valorisation de la destination algérienne en racontant son histoire, en répertoriant les célèbres lieux historiques ou encore les visites de lieux naturels que compte l’Algérie. La mise en valeur de la gastronomie algérienne est également à revoir, dans le monde la cuisine algérienne est très peu connue car peu partagée.

L’Algérie est appréciée pour son authenticité, elle n’a pas été défigurée par le tourisme de masse, ce qui permet à la culture algérienne de rester fidèle à elle-même. Ce point-là serait un atout majeur pour attirer les voyageurs étrangers en quête de nouvelles aventures humaines.

  1. Une communication sur la sécurité en Algérie

Malheureusement une image d’insécurité colle toujours à la réputation de l’Algérie. Son passé douloureux héritée des années noires reste dans les pensées. L’instabilité politique et sociale de l’Algérie sont autant d’éléments qui ajoutent de l’inquiétude au voyageur lambda qui n’a jamais mis les pieds en Algérie.

Le manque d’information sur l’Algérie ne rassure pas les touristes qui ne savent pas à quoi s’attendre. Si les dernières années l’Algérie a reçu des touristes étrangers, il s’agissait de voyageurs encadrés tout au long de leur séjour. À travers des expériences telles que les voyages organisés vers le sud du pays ou encore de personnes qui rendaient visite à des Algériens établis sur place.

  1. Une offre culturelle et de loisirs sur place

Les voyages sont aussi l’occasion de pratiquer des activités culturelles, sportives ou humaines. L’Algérie est également à la traîne à ce niveau-là. La culture est très peu représentée. Les musées, les cinémas, les salles de concerts et les théâtres sont peu nombreux dans le pays et leur programmation est aléatoire et impossible à trouver si l’on ne se rend pas sur place.

Aucun lieu de culture ne dispose d’un site web clair informant le public de ses activités, chaque sortie implique une investigation pour trouver les événements et leur date de programmation.

Côté loisir, l’Algérie commence à offrir à travers des initiatives privées des propositions de loisirs comme la pratique du ski, du quad, de l’escalade, des sorties en bateau, etc. Mais ces activités proposées par des petites structures ou encore des associations ne permettraient pas de répondre aux besoins d’une masse touristique.

  1. Un accès agréable aux plages 

L’Algérie a un littoral incroyable allant de l’ouest à l’est et proposant des paysages idylliques. Des plages de dunes de Mostaganem aux criques secrètes de Skikda en passant par les falaises plongeant dans la mer de la Kabylie, l’Algérie dispose d’un environnement de rêve. Pourtant se baigner peut vite se révéler être un casse-tête.

Le pays dispose de très peu de plages aménagées et faciles d’accès. Quelques régions ont fait ce travail pour accueillir les plagistes mais le littoral reste sous-exploité. Il est nécessaire de passer par des établissements privés pour profiter d’une plage propre, mixte et aménagée.

  1. Un accueil et une orientation des touristes 

De simples structures d’accueil et de renseignements des touristes telles que des offices de tourisme manquent terriblement en Algérie. Ce sont les Algériens dans la rue qui seront les meilleurs guides touristiques. Par chance, le peuple algérien est très sociable et très aidant, mais des guides professionnels, capables de partager et d’expliquer la culture locale sont indispensables.

Des offices de tourisme dans chaque ville permettraient de recenser les principales activités à explorer dans la région, de procurer des billets pour les musées, d’informer les voyageurs d’éventuels événements ou festivals qui ont régulièrement lieu en Algérie.

  1. Un réseau de transports performant et intuitif

Voyager à travers l’Algérie de manière autonome peut être très compliqué pour un étranger. Le réseau de transport existant actuellement en Algérie n’est pas accessible à des non Algériens ou des non arabophones.

Les Algériens voyagent à travers le pays surtout via des bus et des taxis collectifs accessibles à travers le réseau de gares routières dans le pays. Les grandes villes disposent de trams ou – pour Alger seulement – de métro. Les vols domestiques sont aussi nombreux mais seulement assurés par Air Algérie et Tassili Airlines.

Toutefois pour comprendre leur fonctionnement il est préférable d’être arabophone ou éventuellement francophone. Les bus et les taxis n’ont pas d’horaires et les destinations sont souvent annoncées à l’oral. Les vols nationaux sont souvent saturés et accusent des retards assez importants.

La location de voiture est aussi une autre option. Si les agences de location de voiture en Algérie sont nombreuses, ce sont souvent des petites structures avec une flotte automobile minime. Si vous tombez au mauvais moment, vous ne trouverez pas de véhicule disponible.

Le transport lors de voyages est primordial et peut facilement faire fuir des touristes s’il est trop compliqué à maîtriser.

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