Italie : le droit de la nationalité suscite la polémique

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Le droit de la nationalité divise l’alliance de gouvernement en Italie, formée par le Parti démocrate et le Mouvement 5 étoiles.

 

Il est actuellement très compliqué pour les ressortissants non-européens d’obtenir la nationalité italienne, puisque c’est le droit du sang qui s’applique dans le pays, qui est traditionnellement un pays d’émigration, explique le journal français L’Opinion dans son édition de ce mardi 19 novembre. La loi permet ainsi de conserver le patrimoine des Italiens qui décident de quitter le pays.

 

En raison d’un nombre insuffisant de demandeurs, longtemps, la question d’accorder le droit de nationalité aux étrangers ne se posait pas, mais les choses ont changé, souligne le média.

 

En effet, les étrangers représentent désormais 9% des résidents en Italie, un chiffre qui a fortement augmenté depuis 2008, puisqu’il est passé de 3,4 millions à 5,2 millions en 2018, détaille l’Opinion. Cette hausse est principalement due au nombre d’enfants d’étrangers nés dans le pays et non à l’immigration, ajoute la même source, qui cite l’Insee italien.

 

Il est difficile pour les étrangers d’accéder à la nationalité italienne sans se marier avec un(e) citoyen(ne) italien(e), note le quotidien, qui précise que pour les non-Européens, il faut avoir résidé en Italie au moins 10 ans. Les enfants nés dans le pays de parents étrangers doivent quant à eux attendre la majorité pour l’obtenir.

 

Le Parti démocrate, favorable au droit du sol, souhaiterait introduire la possibilité d’accorder la nationalité aux mineurs qui sont nés en Italie et qui ont complété un cycle scolaire, indique l’Opinion.

 

Le secrétaire du parti, Nicola Zingaretti, a annoncé dimanche lors d’un meeting à Bologne que sa formation présentera une proposition de loi pour modifier ces règles, mais le Mouvement 5 étoiles a rejeté cette proposition, explique la même source.

 

Peu après cette polémique sur la nationalité, le candidat du Parti démocrate pour les élections régionales de janvier en Émilie-Romagne (Nord de l’Italie) a indiqué qu’il ne considérait pas le droit du sol comme une priorité, souligne l’Opinion.

 

« Il faut penser d’abord à baisser les impôts et mettre en sécurité le territoire, frappé par les inondations de ces dernières semaines », a-t-il déclaré, cité par le média.


 

Rédaction

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